Escargot - News & Culture in Simple French
Apprenez le français en écoutant des nouvelles et des histoires courtes à propos de la France. — Learn French through news and short stories about France.
🇫🇷Bonjour !
Je m'appelle Nicolas. Je suis professeur de français depuis plus de 20 ans au Japon. Chaque semaine, je vous parle pendant quelques minutes de l'actualité et de la culture françaises. Pourquoi "Escargot" ? Parce que je parle lentement et de façon simple pour que vous compreniez tout. Et parce que c'est un plat français délicieux. Bon appétit !
🇬🇧Hello !
My name is Nicolas. I've been a French teacher for more than 20 years in Japan. Every week, I talk about French culture and news for a few minutes. Why "Escargot" ("Snail" in English) ? Because I slowly speak in a simple way so that you can understand everything. Also because it's a delicious French dish. Bon appétit !
🇯🇵こんにちは!
ニコラと申します。私は日本で20年以上フランス語の教師をしています。毎週、フランスのニュースや文化について短く話します。
なぜ「エスカルゴ」なのか?それは、皆さんがきちんと理解できるように、かたつむりのようにゆっくりとそして簡潔に話すからです。そして、エスカルゴは美味しいフランス料理だからです。ボナペティ!
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Le vouvoiement et le tutoiement (vous et tu) + Grammaire : bien que / à condition que + subjonctif - DELF A2 / B1
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Exclusive access to premium content!Bonjour ! Dans cet épisode bonus, je reviens sur un point que j'ai évoqué dans l'épisode sur la jeunesse de Brigitte Bardot : le vouvoiement. Ce n'est en effet pas toujours facile de savoir quand on peut tutoyer ou vouvoyer une personne en français. J'ai donc pensé que ce serait intéressant d'en parler.
Je vous donne aussi quelques explications supplémentaires sur les locutions "à condition que" et "bien que" qui sont suivies du subjonctif, et que vous avez entendues dans l'épisode sur la jeunesse de BB.
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Aujourd’hui, rassurez-vous : je ne vais pas vous parler encore une fois de Brigitte Bardot (ça suffit ! 😅) ; mais je vais revenir sur un point que j’ai évoqué dans l’épisode sur ses premières années : le vouvoiement (le fait de dire « vous »).
Comme je vous l’ai dit, Brigitte Bardot et sa sœur cadette (= sa petite sœur) devaient vouvoyer leurs parents, ce qui était déjà assez rare dans les années 1930-1940, et encore plus de nos jours, même chez les gens les plus riches. Cependant, cette coutume subsiste (= existe encore) dans quelques familles de ce qu’on appelle la « haute société », chez certains grands bourgeois (des gens très riches) mais surtout chez les nobles (= les aristocrates). Un noble ou un aristocrate, c’est par exemple en Angleterre un lord, qu’on peut traduire en français par « seigneur ». Et Lord of the rings en français, c’est Le Seigneur des anneaux. À propos, savez-vous que le mot « monsieur » vient historiquement de « monseigneur » ( = « My lord » en anglais) ? Petit à petit, le mot s’est raccourci (= il est devenu plus court) pour devenir « monsieur », et même « m’sieur » quand on parle familièrement. « Bonjour M’sieur ! ». De nos jours, on n’utilise presque plus ce titre (Monseigneur). C’est généralement réservé aux membres de l’élite de l’Eglise catholique : un évêque ou un cardinal, par exemple. Certains nobles se font aussi encore appeler comme ça, mais ce sont généralement seulement les royalistes qui acceptent de leur donner ce titre. Personnellement, je ne dirais jamais « monseigneur » à quelqu’un, mais ça dépend des gens.
Mais revenons au vouvoiement. Dans la grande majorité des familles françaises, on ne vouvoie ni ses parents, ni ses grands-parents ou ses oncles et tantes, même ceux qu’on ne voit pas souvent ; on les tutoie, on leur dit « tu ». Un des amis de mon père s’est marié avec une femme issue de la noblesse d’Empire (celui de Napoléon), d’une famille d’aristocrates, et je me souviens qu’à leur mariage (j’avais dix ans je crois), j’avais été très surpris d’entendre sa femme appeler son propre père « père » et non « papa » comme tout le monde, et surtout, j’avais été choqué de l’entendre le vouvoyer. Pour les gens de ce milieu social, c’est une forme de respect qu’on doit montrer à ses parents ; mais moi, à la place des enfants de ces familles, je le ressentirais plutôt comme une distance et une certaine froideur, et je pense que ça me rendrait très triste. Mais chacun sa culture ! Au fait, un jour, je pense que je ferai un épisode sur les différents types de noblesses en France. J’ai dit que la femme de l’ami de mon père venait d’une famille issue de la noblesse d’Empire (de Napoléon), parce qu’on distingue ces nobles de ceux de l’Ancien Régime, celui des rois Louis XIV, Louis XVI, etc. Et parmi ces nobles issus de la monarchie, il y a encore plusieurs catégories, parmi lesquelles on trouve la noblesse d’épée, très ancienne et souvent militaire, et la noblesse de robe plus récente, dont les titres, pour simplifier, ont été achetés par des gens très riches. Mais c’est un autre sujet dont je reparlerai une autre fois. À propos, attention à la prononciation : on dit « monarchie » comme on prononce le nom de l’ancien président Chirac ou le mot « chien » ; ça ne se prononce pas « monarki » comme en anglais. C’est la même chose pour le mot « architecte » : ce n’est pas « arkitecte » (pour la prononciation), comme en anglais.
Bref, revenons au sujet du jour : les nobles et les grands bourgeois vouvoient beaucoup plus souvent que les gens des classes moyennes et populaires (= les gens plus pauvres). Dans ces milieux sociaux (chez les nobles et les grands bourgeois), il n’est pas rare non plus que des époux (deux personnes mariées) se vouvoient toute leur vie. Je me demande s’ils se vouvoient aussi dans les moments intimes, au lit par exemple… 🤔 eh eh eh 😜 Bref !
Mes élèves me demandent souvent quand on doit vouvoyer quelqu’un et quand ce n’est pas nécessaire en France. Personnellement, surtout au début quand je ne les connais pas bien, je vouvoie mes élèves, et ils me vouvoient aussi. Ce sont pour la plupart des adultes qui sont généralement plus âgés que moi. Je pense donc devoir les vouvoyer. Mais ça dépend des professeurs. Je sais que beaucoup, surtout en France, tutoient tous leurs élèves, quelque soit leur âge (= à n’importe quel âge). Moi, en classe, dans l’école où je travaille, je tutoie seulement un élève, mais c’est parce qu’il a 16 ans, il est adolescent. Au début, je l’ai vouvoyé mais je suis rapidement passé au tutoiement car je le trouvais sympathique. Avec mes élèves en ligne (= on line) européens et américains, c’est un peu différent. D’abord, ce sont des cours particuliers (private lessons), on est donc rapidement plus proches, ce qui favorise le tutoiement, surtout avec quelqu’un qui a environ le même âge que moi ou qui est plus jeune. Je tutoie donc quelques-uns de mes élèves en ligne, et ils me tutoient aussi. Je les salue d’ailleurs au passage ! Merci beaucoup de prendre des cours avec moi.
Je vais maintenant vous donner quelques exemples concrets où il faut vouvoyer les gens ou non, en France. Premièrement, avec un(e) employé(e) de magasin, de restaurant ou de bar, à mon avis, même si la personne est jeune, il faut toujours la vouvoyer. Il y a une certaine distance formelle à respecter dans ce genre de situations. Sinon, vous risquerez de passer pour quelqu’un d’arrogant se croyant supérieur et ne respectant pas les gens qui font ce genre de métiers (serveurs, etc.). Bien sûr, ça dépend de votre relation avec la personne, de votre attitude (notamment de votre intonation, de l’expression de votre visage), de la situation, etc. C’est bien sûr possible de tutoyer un employé, mais à condition que vous le connaissiez déjà et que vos relations soient bonnes, vous comprenez ? Si vous êtes un habitué du restaurant ou du bar, ça va, bien sûr. C’est pareil avec un professeur ou d’autres professions.
En ce qui concerne les relations professionnels, il est très courant de se tutoyer entre collègues mais ça dépend des personnes, encore une fois, et surtout de leurs relations : Depuis combien de temps ils travaillent ensemble ? Quelle est leur différence d’âge ? Est-ce qu’ils s’entendent bien ? (c’est-à-dire : « Est-ce qu’ils ont une bonne relation ? Est-ce qu’ils sont amis ? »), etc. Ça dépend aussi des métiers (= des professions / du travail). Par exemple, les gens qui travaillent dans l’éducation (les enseignants, les professeurs…) se tutoient généralement très facilement.
À l’école, au collège, au lycée et à l’université, tous les élèves se tutoient entre eux, peu importe leur âge (= l’âge n’est pas important). En France, un élève de première année de fac (d’université) ne vouvoierait jamais un élève plus âgé, même si celui-ci est en doctorat et a plus de 25 ans, je pense. Au Japon, quand je travaillais dans un lycée, j’avais été très surpris d’entendre des élèves de deuxième année vouvoyer leurs camarades de troisième année, alors qu’ils avaient seulement un an d’écart (= de différence). Je dis « vouvoyer » pour simplifier mais bien sûr, en japonais, c’est autre chose, ça s’appelle le « sonkeigo » ou le « keigo », si je ne me trompe pas. Il y a plusieurs niveaux de langage pour être plus ou moins poli, et c’est très complexe, beaucoup plus qu’en français. En français, c’est facile : avec la même personne, soit on utilise toujours « tu », soit on utilise toujours « vous », même quand on écrit une lettre ou un message sur son téléphone, ce qui est différent au Japon. Dans une même conversation ici, les locuteurs utilisent différents niveaux de langage selon la situation : s’ils demandent quelque chose, s’ils félicitent quelqu’un ou s’ils plaisantent, par exemple. Ils sont plus ou moins polis selon ce qu’ils disent. Ça fait 23 ans que j’habite ici et c’est encore difficile pour moi. Généralement, les relations sociales sont beaucoup plus formelles et complexes qu’en France, je trouve. L’autre jour, nous avions des invités à la maison, une amie d’enfance de ma femme, qui est japonaise, avec son mari et leurs enfants (tous japonais). Ils ont à peu près le même âge que ma femme. Moi, je suis un peu plus âgé, mais pas beaucoup. Ce n’était pas la première fois que je le rencontrais mais l’homme a utilisé toute la journée le langage poli avec moi. Dans la même situation en France, entre Français, on serait très vite passé au tutoiement. Ce n’est pas du tout une critique de la culture japonaise hein ! au contraire, car j’apprécie beaucoup la politesse des gens d’ici en général, mais je constate juste que c’est très différent de la France, et de la culture occidentale en général. Bien sûr, au Japon aussi, comme en France et dans d’autres pays d’Europe, ça dépend des gens, certains tutoient plus facilement que d’autres ; mais je trouve quand même que, généralement, c’est bien plus formel qu’en France. Et encore une fois, je ne dis pas que c’est mieux ou moins bien, c’est juste différent.
Bon alors, en France, quand faut-il tutoyer ?
Si vous vous adressez à un enfant ou à un adolescent, sauf (= excepté) si ce dernier (= ce jeune) est employé dans un magasin, un restaurant ou un bar, comme je l’ai dit tout à l’heure, vous n’avez pas besoin de le vouvoyer, vous pouvez le tutoyer, surtout si c’est l’enfant de quelqu’un que vous connaissez. Si c’est une personne âgée de 20 ans ou plus, c’est un peu plus délicat. Les jeunes entre eux se tutoient immédiatement (= tout de suite), mais la situation est différente s’il y a un grand écart (= une grande différence) d’âge entre les deux personnes. Bien sûr, si c’est quelqu’un qu’on ne connaît pas et qui est plus âgé, on doit utiliser le vouvoiement. Mais le contraire est un peu vrai aussi. Par exemple, quand j’avais 20 ans, des gens plus âgés qui me demandaient quelque chose dans la rue, des touristes qui cherchaient leur chemin par exemple, même des Français, me disaient généralement « vous », pas « tu », ils me vouvoyaient. Cela dit, s’ils m’avaient tutoyé, ça ne m’aurait pas du tout choqué. Par contre, les jeunes, même ceux que je n’avais rencontrés, me tutoyaient tous, dans la rue, dans des fêtes, etc. Quand j’allais à des fêtes et que je faisais la connaissance de nouvelles personnes, tout le monde se tutoyait. Si quelqu’un avait utilisé le vouvoiement, ça aurait été très bizarre. Et d’ailleurs, les étudiants d’échange japonais qui viennent étudier en France, au début, ils sont nombreux à vouvoyer des gens qui ont le même âge qu’eux, mais ils comprennent vite qu’on ne se vouvoie pas entre camarades de classe. Enfin, à mon époque, c’était comme ça, peut-être que c’est différence maintenant, pour les Japonais qui viennent en France. Et puis, c’est aussi peut-être parce qu’ils n’ont appris que le vouvoiement en classe au Japon, donc ils ne sont pas bien habitués au tutoiement. C’était la même chose pour moi en japonais. Bien que j’aie étudié cette langue (le japonais) pendant 4 ans à l’université, le professeur ne nous a presque pas enseigné le langage familier, donc quand je suis arrivé ici, j’étais beaucoup trop poli avec les gens de mon âge ou plus jeunes que moi.
Voilà pour le vouvoiement. J’espère que cet épisode vous sera utile dans vos conversations avec des Français. Maintenant, si vous le voulez bien, faisons un peu de grammaire. Dans l’épisode sur la jeunesse de Brigitte Bardot et dans celui-ci aussi, j’ai utilisé deux locutions qui sont suivies du subjonctif : « à condition que » et « bien que ». Dans l’épisode sur B.B., j’ai dit : « Pour éviter qu’elle recommence (= qu’elle tente encore de se suicider), ses parents acceptent qu’elle reste à Paris et continue de voir Vadim, à condition qu’il ait un emploi stable et gagne plus d’argent ». « À condition qu’il ait », ce n’est pas le verbe être, c’est le verbe avoir conjugué au subjonctif. On dit « Avoir un emploi ou un travail », pas « être un emploi ou un travail ». Le verbe gagner aussi est au subjonctif (« et qu’il gagne ») mais celui-ci est facile car il s’écrit et se prononce comme à l’indicatif. L’indicatif, c’est le mode de conjugaison normal qu’on utilise le plus souvent, comme « je mange un gâteau », « je vais faire des courses » ou « j’ai bien dormi », par exemple. C’est l’indicatif. Le subjonctif, c’est plus difficile, mais bon courage ! 😜
Je vais vous donner un exemple simple à comprendre, avec « à condition que » dans la phrase. Je dis souvent à mon fils : « Tu peux jouer, à condition que tes devoirs de l’école soient terminés ». « À condition que », c’est comme « si » (« si tes devoirs sont terminés »). On peut aussi dire « tu peux jouer si tes devoirs sont terminés » ; mais avec « à condition que », on insiste plus sur le fait que c’est nécessaire, et il faut du subjonctif après. Tout à l’heure aussi, j’ai utilisé la locution « à condition que », vous vous en souvenez ? J’ai dit « C’est bien sûr possible de tutoyer un employé, mais à condition que vous le connaissiez déjà et que vos relations soient bonnes » ; « connaissiez » et « soient » sont deux verbes au subjonctif. C’est « connaître » et « être » à l’infinitif.
Et voici encore une locution suivie du subjonctif présente dans l’épisode sur B.B. : « bien que ». J’ai dit en parlant de son premier mari Roger Vadim : « Bien que ce garçon ait des nobles (= aristocrates) russes parmi ses ancêtres du côté de son père, les parents de Brigitte estiment que son rang social n’est pas assez élevé ». « Bien que ce garçon ait… », encore une fois, ce n’est pas le verbe être, c’est le verbe avoir conjugué au subjonctif. « Bien que » s’emploie un peu comme « malgré ». Mais « malgré est normalement suivi d’un nom, pas d’un sujet et d’un verbe. Il y a beaucoup de Français qui font cette erreur (« malgré que + subjonctif » : c’est incorrect), donc attention. S’il y a un sujet et un verbe, il faut dire « bien que » au début. Je vous donne un exemple : « Bien qu’il fasse froid, il se promène en t-shirt ». « fasse » est un verbe donc j’utilise la locution « bien que » ; et elle doit être suivie du subjonctif, ici du verbe « faire ». Mais je peux aussi dire : « Malgré le froid, il se promène en t-shirt ». Là, c’est différent parce que « le froid » est un nom (= « noun » en angliais. J’espère que vous comprenez. Dans l’épisode d’aujourd’hui aussi, j’ai dit « Bien que j’aie étudié cette langue (le japonais) pendant 4 ans à l’université, le professeur ne nous a presque pas enseigné le langage familier ». Alors là, c’est du subjonctif passé, mais pas de panique ! Ce n’est pas difficile. C’est presque comme du passé composé. Vous devez juste mettre l’auxiliaire « être » ou « avoir », la première partie du passé composé, au subjonctif. Le participe passé, la deuxième partie, ne change pas. Je vous donne un exemple. À l’indicatif, on dit « Je suis venu ». Dans une phrase avec « bien que », on pourrait dire « Bien que je sois parti(e) plus tôt que d’habitude, je suis quand même arrivé(e) en retard à mon rendez-vous à cause d’un problème de train ». « Bien que je SOIS parti(e) est au subjonctif passé, et « je suis arrivé(e) » est à l’indicatif. Bon, je pense que vous êtes un peu fatigués donc je vais arrêter de parler de grammaire. Mais n’oubliez pas : bien que la grammaire française soit souvent difficile, il faut tout de même l’étudier. Et ce n’est pas toujours difficile, à condition qu’on vous l’explique bien, à condition que le professeur soit bon ! Voilà ! Merci d’avoir écouté en entier cet épisode malgré sa difficulté à la fin / bien qu’il soit difficile à la fin. Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui. Je pense que je referai très bientôt un épisode sur l’origine du vouvoiement en français, donc si ça vous intéresse, restez à l’écoute ! À samedi pour un nouvel épisode gratuit, et à mercredi prochain pour un nouvel épisode bonus réservé aux membres d’Escargot Premium. Encore merci, mille fois merci pour votre soutien.