Escargot - News & Culture in Simple French
Apprenez le français en écoutant des nouvelles et des histoires courtes à propos de la France. — Learn French through news and short stories about France.
🇫🇷Bonjour !
Je m'appelle Nicolas. Je suis professeur de français depuis plus de 20 ans au Japon. Chaque semaine, je vous parle pendant quelques minutes de l'actualité et de la culture françaises. Pourquoi "Escargot" ? Parce que je parle lentement et de façon simple pour que vous compreniez tout. Et parce que c'est un plat français délicieux. Bon appétit !
🇬🇧Hello !
My name is Nicolas. I've been a French teacher for more than 20 years in Japan. Every week, I talk about French culture and news for a few minutes. Why "Escargot" ("Snail" in English) ? Because I slowly speak in a simple way so that you can understand everything. Also because it's a delicious French dish. Bon appétit !
🇯🇵こんにちは!
ニコラと申します。私は日本で20年以上フランス語の教師をしています。毎週、フランスのニュースや文化について短く話します。
なぜ「エスカルゴ」なのか?それは、皆さんがきちんと理解できるように、かたつむりのようにゆっくりとそして簡潔に話すからです。そして、エスカルゴは美味しいフランス料理だからです。ボナペティ!
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La jeunesse de Brigitte Bardot - EXTRAS - DELF A2 / B1 - Compréhension orale
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Dans cet épisode, je vous parle plus en détail de la jeunesse de Brigitte Bardot qui a souffert d'une éducation trop stricte et d'un manque d'affection.
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Dans l’épisode d’hier, je vous ai parlé de la passion de Brigitte Bardot pour la danse classique. Je vous ai dit qu’elle était très douée, c’est-à-dire qu’elle était bonne, qu’elle avait beaucoup de talent. À l’âge de sept ans, elle a même remporté le 1er prix de danse de sa classe. Et en 1947, elle est entrée au Conservatoire de Paris mais quelques années plus tard, elle l’a quitté pour s’inscrire au cours de Boris Knasieff, un ancien danseur et chorégraphe russe extrêmement sévère qui criait tout le temps et donnait des coups à ses élèves s’il n’était pas satisfait. Heureusement que je ne suis pas comme ça avec vous, mes chers élèves ! Je dis ça parce que je sais que quelques-uns m’écoutent. Je suis en effet un (gentil) professeur de français. Et bien sûr, je ne tape pas mes élèves. Ah ! Ah ! Le professeur de danse de Brigitte Bardot n’était pas la seule personne sévère et violente dans sa vie. Comme je vous l’ai déjà dit, sa mère n’hésitait pas à frapper ses filles, et son père aussi les frappait. Les parents de Brigitte et de sa petite sœur leur donnaient parfois des coups de cravache pour les punir. Une cravache, c’est un objet que les cavaliers utilisent pour faire avancer leur cheval, et ça fait très mal. Bien sûr, ce genre de punition corporelle est aujourd’hui interdit, heureusement !
À propos, la petite sœur de Brigitte Bardot était surnommée Mijanou mais son vrai prénom était Marie-Jeanne. Elle est aussi devenue une très belle femme et une actrice mais elle n’a pas du tout eu le même succès que sa grande sœur. En fait, avant de regarder la série biographique Bardot, disponible sur Netflix France, je n’avais jamais entendu parler d’elle. Je n’avais jamais non plus entendu le surnom Mijanou. Le verbe « surnommer » vient du mot « surnom », qui est un nom affectueux qu’on donne à quelqu’un (« nickname » en anglais). Attention à ne pas confondre (à ne pas mélanger / « mixer ») ce mot (« surnom ») avec « nom de famille » qu’on peut traduire par « surname » en anglais, selon mon dictionnaire. Ça ressemble au français mais c’est un faux-ami. La première fois que j’ai rempli un document officiel en anglais, j’avais d’ailleurs trouvé ça très bizarre qu’on me demande mon surnom (P-S : je plaisante)… Heureusement que je n’ai pas écrit celui que me donnait ma mère quand j’étais plus jeune. Ah ! Ah ! Non, je ne vous dirai pas ce que c’est ! J’ai trop honte (i’m ashamed). Bref, revenons à notre histoire.
Comme je vous l’ai dit dans les épisodes précédents, Brigitte Bardot a eu beaucoup d’amants / d’amoureux. Elle s’est aussi mariée quatre fois, au total. Son dernier mari, qu’elle a épousé en 1992 à Saint-Tropez, était un proche / un ami de Jean-Marie Le Pen, le fondateur du parti nationaliste Le Front National, que sa fille, Marine Le Pen, a transformé en Rassemblement National quand elle en est devenue la dirigeante. C’est d’ailleurs à partir des années 1990 que Brigitte Bardot a commencé à créer des polémiques à cause de ses propos jugés xénophobes (= contre les étrangers). A-t-elle été influencée par son dernier mari et son entourage ? Je ne sais pas. Mais revenons aux premières années de la star.
Elle a rencontré son premier mari, le réalisateur Roger Vadim, alors qu’elle était encore adolescente : elle n’avait que 15 ans. Il était un peu plus âgé qu’elle, il avait environ 6 ans de plus qu’elle. Étant très amoureuse de lui, elle voulait se marier rapidement ; peut-être que c’était aussi un moyen pour elle d’échapper à ses parents, de se libérer de leur contrôle. Mais puisqu’elle était encore mineure, c’est-à-dire qu’elle avait moins de 21 ans, elle avait besoin de leur accord (de ses parents). À cette époque, l’âge de la majorité était fixé à 21 ans, mais depuis 1974, en France, on devient majeur / adulte aux yeux de la loi, à 18 ans. Moi, à 18 ans, je ne suis pas sûr que j’étais vraiment adulte dans ma tête… 😅 mais bon, officiellement, j’en étais un. Dans les années 1950 en France, d’après mes recherches, les filles pouvaient se marier à partir de l’âge de 15 ans, l’âge où Bardot a rencontré Vadim. Cependant, jusqu’à la majorité, c’est-à-dire 21 ans, elles avaient tout de même besoin de l’accord de leurs parents, du père plus exactement. Brigitte Bardot n’avait donc pas d’autre choix que d’obéir à ses parents et d’attendre qu’elle soit un peu plus âgée pour enfin épouser l’homme qu’elle aimait.
Au fait, je vous ai dit que Brigitte Bardot avait rencontré Roger Vadim lors d’un entretien avec un réalisateur de films qui cherchait une jolie jeune fille pour son prochain long-métrage (= long film). Mais finalement, ce film ne s’est pas fait. Elle a joué dans son premier film en 1952. Ça s’appelait Le trou normand et c’était une comédie avec un grand comédien de l’époque : Bourvil. Mais B.B. n’a pas aimé le film dont elle trouvait le scénario ridicule. D’après les critiques de films, ce n’était d’ailleurs franchement pas une réussite. De plus, le tournage (= the shooting / filming) a été une très mauvaise expérience pour Brigitte car les gens étaient méchants avec elle. Ils se moquaient de son manque d’expérience et de son mauvais jeu d’actrice. Après ce film, elle n’avait donc plus vraiment envie de faire du cinéma, mais Vadim a insisté pour qu’elle continue, car il était sûr qu’elle deviendrait une grande actrice de cinéma.
La même année (1952), elle a découvert qu’elle était enceinte (= qu’elle attendait un bébé de Vadim). Cependant, elle ne se sentait pas prête pour être mère et ne voulait pas de cet enfant. Elle est donc partie pour la Suisse avec Vadim, pour subir une IVG (une interruption volontaire de grossesse), qu’on appelle aussi avortement (= « abortion » en anglais). Bien sûr, encore une fois, ses parents n’étaient pas au courant (= ils ne le savaient pas). En effet, à cette époque en France, c’était encore interdit et sévèrement puni par la loi. Il a fallu attendre 1975 pour que les femmes soient libres de décider ou non d’avoir un enfant. Je pense que je ferai un épisode sur ce sujet dans les prochains mois, donc si ça vous intéresse, restez à l’écoute ! En attendant, je vous recommande de regarder le film Une affaire de femmes, réalisé par Claude Chabrol en 1988 dans lequel la grande actrice française Isabelle Huppert joue le rôle d’une femme qui pratique clandestinement (= en secret) des avortements. C’est une histoire vraie et bouleversante (= très émouvante 🥲).
Cet avortement a été, comme on peut l’imaginer, très dur pour Brigitte Bardot, mais elle s’est remise de ce traumatisme et a continué sa carrière dans le cinéma. Finalement, elle a joué dans le film Et Dieu…créa la femme de son mari Roger Vadim, sorti en 1956 en France, et qui l’a rendue très célèbre partout dans le monde. Comme je vous l’ai dit, pendant le tournage (= shooting / filming) du film, elle est tombée amoureuse de son partenaire, l’acteur Jean-Louis Trintignant, et elle a quitté son mari pour lui.
Honnêtement, je ne suis pas un homme spécialement / vraiment jaloux, mais je ne pense pas que j’aurais pu faire la même chose que Roger Vadim. Ça peut être dangereux. La preuve : Brigitte Bardot a fini par tomber amoureuse de Jean-Louis Trintignant, et sous ses yeux, devant sa caméra ! À la place de Vadim, je pense que je serais devenu fou (N-B : conditionnel passé pour imaginer une situation) ! Voir sa femme embrasser un autre homme toute la journée, même si c’est du cinéma, je pense que j’aurais du mal à le supporter. Il y a d’ailleurs une comédie amusante que je vous recommande sur ce thème. Ça s’appelle Ma femme est une actrice. C’est un film qui a été réalisé par Yvan Attal et dans lequel sa vraie femme dans la vie, Charlotte Gainsbourg, la fille de Serge Gainsbourg et de Jane Birkin, joue son propre rôle. Et dans ce film, le mari de Charlotte Gainsbourg devient petit à petit très jaloux quand il voit sa femme dans des scènes romantiques avec d’autres hommes / acteurs. À propos, Yvan Attal, le réalisateur de ce film, qui est à la base un acteur, a joué dans la série biographique de Brigitte Bardot, que j’ai regardé sur Netflix France. Il joue le rôle d’un producteur de cinéma. Yvan Attal a aussi réalisé une comédie sur l’antisémitisme (la haine des Juifs) qui est disponible sur Netflix et qui s’appelle Ils sont partout. C’était pas mal aussi. Quelques scènes m’ont bien fait rire. Il y a aussi quelques passages choquants et émouvants avec un survivant de l’Holocauste. Bref, je vous le recommande.
Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui mais avant de vous proposer un petit test de compréhension orale, j’aimerais vous parler un peu de grammaire. Dans cet épisode bonus, j’ai utilisé des temps du passé (le passé composé, le plus-que-parfait et l’imparfait), mais dans l’épisode gratuit d’hier, j’ai utilisé le présent narratif. C’est le temps qu’on utilise généralement pour raconter une histoire. Même si ça s’est passé il y a très longtemps, à l’écrit, on utilise souvent le présent narratif, qu’on appelle aussi le présent historique. Par exemple, pour parler de la succession d’événements qui ont eu lieu pendant la Révolution française, on utilise le présent historique parce que si on utilisait le passé composé, l’imparfait ou le passé simple, les phrases seraient trop « lourdes ». Et puis, cela permet de mettre plus de rythme. Un exemple : « Le 21 janvier 1793, le roi Louis XVI est guillotiné. La France ne sera plus jamais comme avant ». Vous voyez ? Ici, j’utilise le présent pour parler de l’exécution du roi français, et ensuite, j’utilise le futur simple pour parler de ce qui se passera ensuite. Et j’ai fait la même chose en parlant de Brigitte Bardot. J’ai dit : « Brigitte devra attendre ses 18 ans pour épouser Roger Vadim », parce que ce moment se situe quand elle a 15 ans. J’ai aussi dit « Après l’acteur Jean-Louis Trintignant, elle aura (au futur) encore beaucoup d’autres amants », parce que ça s’est passé après 1956. Bref, j’espère que vous avez compris.
Dans un autre épisode bonus que je diffuserai dans quelques jours, je vous parlerai comme promis du vouvoiement et du tutoiement en français. Je reviendrai aussi sur les locutions « à condition que » et « bien que », qui sont suivies du subjonctif. Enfin, je vous donnerai plus d’explications sur la prononciation de certains mots et sur le vocabulaire. Je pense que je diffuserai cet épisode mercredi au Japon, donc mardi soir en Amérique. À propos, désormais, je diffuserai l’épisode bonus le mercredi car le dimanche, comme aujourd’hui, c’est un peu difficile car je veux m’occuper de mes enfants. Merci de votre compréhension.
Bien, je vous propose maintenant un petit test de compréhension orale sur l’épisode bonus d’aujourd’hui. N’hésitez pas à faire des pauses entre les questions pour bien réfléchir avant d’y répondre en français. Vous êtes prêt(e)s ? Je commence.
Compréhension orale
1) Pourquoi peut-on dire que Brigitte Bardot avait du talent pour la danse classique, quand elle était jeune ?
Réponse : Parce qu’à l’âge de sept ans, elle a remporté le 1er prix de danse de sa classe. De plus, en 1947, elle est entrée au Conservatoire de Paris, ce qui est très difficile.
2) Que faisaient parfois les parents de Brigitte Bardot et de sa sœur pour les punir ?
Réponse : Ils les frappaient avec une cravache.
3) « Mijanou », ce n’était pas le vrai prénom de la sœur de B.B.. « Mijanou », c’est quel genre de mot ? Comment dit-on « nickname » en français ?
Réponse : Un surnom.
4) Comment appelle-t-on une personne qui n’est plus un enfant mais pas encore un adulte ? En anglais, on dit « teenager ».
Réponse : Un adolescent / Une adolescente. Et plus familièrement, on dit un(e) « ado ».
5) Pourquoi Brigitte Bardot a dû attendre d’avoir 18 ans pour se marier avec Roger Vadim ?
Réponse : Parce qu’elle était encore mineure et qu’elle avait besoin de l’accord de ses parents pour se marier.
6) Quelle loi importante pour les droits des jeunes a été votée en 1974, en France ?
Réponse : L’âge de la majorité est passé à 18 ans. C’est le président Giscard d’Estaing, élu en 1974, qui en est à l’origine.
7) Brigitte Bardot a-t-elle aimé sa première expérience au cinéma ? Pourquoi ?
Réponse : Non, car son premier film était mauvais. En plus, les gens du tournage étaient méchants avec elle.
8) Quel traumatisme Brigitte Bardot a-t-elle vécu en 1952 ? Pourquoi a-t-elle dû aller en Suisse ?
Réponse : Elle a décidé de subir une IVG / un avortement, ce qui était encore interdit en France à cette époque. C’est pour cette raison qu’elle est allée en Suisse. Dans ce pays, c’était déjà légal.
9) Dans les années 1950, est-ce que les femmes avaient le droit d’avorter en France ?
Réponse : Non, c’était interdit et sévèrement puni par la loi.
10) Peut-on dire que Roger Vadim était un homme jaloux ?
Réponse : À mon avis, non, car il acceptait de voir sa femme se faire embrasser toute la journée devant sa caméra !
Voilà, c’est terminé. Vous trouverez les réponses à ces questions dans la transcription que vous pouvez télécharger gratuitement en cliquant sur le lien dans la description. Merci beaucoup de m’avoir écouté. Encore merci de vous être abonné(e)s et à bientôt. Et bon week-end !