Escargot - News & Culture in Simple French
Apprenez le français en écoutant des nouvelles et des histoires courtes à propos de la France. — Learn French through news and short stories about France.
🇫🇷Bonjour !
Je m'appelle Nicolas. Je suis professeur de français depuis plus de 20 ans au Japon. Chaque semaine, je vous parle pendant quelques minutes de l'actualité et de la culture françaises. Pourquoi "Escargot" ? Parce que je parle lentement et de façon simple pour que vous compreniez tout. Et parce que c'est un plat français délicieux. Bon appétit !
🇬🇧Hello !
My name is Nicolas. I've been a French teacher for more than 20 years in Japan. Every week, I talk about French culture and news for a few minutes. Why "Escargot" ("Snail" in English) ? Because I slowly speak in a simple way so that you can understand everything. Also because it's a delicious French dish. Bon appétit !
🇯🇵こんにちは!
ニコラと申します。私は日本で20年以上フランス語の教師をしています。毎週、フランスのニュースや文化について短く話します。
なぜ「エスカルゴ」なのか?それは、皆さんがきちんと理解できるように、かたつむりのようにゆっくりとそして簡潔に話すからです。そして、エスカルゴは美味しいフランス料理だからです。ボナペティ!
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Bonne année ! - EXTRAS - Infos supplémentaires, vocabulaire, prononciation (vœu / vous / vu), grammaire (le subjonctif et le pronom EN) - DELF A2 / B1
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Bonne année ! Dans cet épisode, je vous donne quelques informations supplémentaires et plus d'explications sur le vocabulaire, la prononciation (vœu / vous / vu) et la grammaire (le subjonctif et le pronom EN). Bonne écoute !
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Tout d’abord, je voudrais revenir sur la prononciation du mot « vœu ». Je vous conseille de regarder la transcription en même temps que vous écoutez pour bien tout comprendre. Comme je l’ai dit dans l’autre épisode, « vœu », ça se prononce comme « je veux », du verbe « vouloir », mais ça s’écrit « V.Œ.U », avec le O et le E attachés, comme dans les mots « œil », « œuf » et « bœuf ». Écoutez cette phrase : « Je veux faire un vœu ». « Je veux » et « un vœu » se prononcent de la même manière, n’est-ce pas ? Il n’y a pas de différence. Attention à la prononciation : ce n’est pas « vu » ou « vous », mais « vœu », avec la bouche à moitié ouverte, plus ouverte que quand on prononce « vu » ou « vous ». Répétez après moi cette phrase : « Je vous ai vu(e)(s) et je veux vous voir encore ». Je répète. Un autre exemple : « J’ai fait le vœu de vous revoir comme prévu ».
Avant de souffler sur les bougies de son gâteau d’anniversaire, on fait souvent un vœu en fermant les yeux : « Je souhaite que toute ma famille soit en bonne santé », « Je souhaite gagner plus d’argent cette année », « Je souhaite réussir à mes examens », etc. Et vous ? Vous avez fait quel(s) souhait(s) ? Essayez de les dire en français. Bien sûr, il ne faut pas que vous oubliiez d’utiliser le subjonctif si les sujets sont différents. Justement, parlons maintenant un peu du subjonctif. Pas de panique ! Ça va aller, détendez-vous. Il ne faut pas que vous ayez peur (« ayez » = subjonctif du verbe « avoir », c’est irrégulier). Dans l’épisode gratuit, j’ai dit « on peut faire le vœu que sa famille et ses amis soient en bonne santé ou que la guerre s’arrête en Ukraine ». Dans cette phrase, les deux verbes sont au subjonctif. On utilise ce mode de conjugaison, le subjonctif, pour connecter des verbes qui ont des sujets différents dans la même phrase. Par exemple, quand on dit « Je voudrais que tu sois là » ou « Je veux que tu viennes avec moi », il y a deux sujets différents : « je » et « tu ». Eh bien ici, le subjonctif est nécessaire pour connecter les deux parties de la phrase. Je sais, c’est compliqué et pénible de mémoriser les conjugaisons de ces verbes, surtout ceux qui sont irréguliers comme « être », « avoir », « pouvoir », « faire » ou « aller », entre autres ; mais c’est vraiment nécessaire pour bien parler français. Tout le monde utilise le subjonctif, tous les jours, même les enfants. On utilise très souvent le subjonctif avec des expressions d’obligation, d’interdiction, de souhait ou de volonté, entre autres. Pour exprimer un sentiment ou un jugement aussi. Par exemple : « Il faut que j’aille au travail » (pas « il faut que je vais au travail »). Autre exemple : « il faut que je fasse mes devoirs » (pas « il faut je fais »). « Je veux que tu fasses le ménage » (pas « je veux que tu fais »), « Ce serait bien qu’on puisse se voir bientôt » (pas « Ce serait bien qu’on peut se voir bientôt »). Encore un exemple : « Je souhaite que vous alliez mieux » (pas « Je souhaite que vous allez mieux »). On dit ça quand quelqu’un est malade, a des soucis ou a eu un accident. Si les sujets des verbes sont différents, on utilise le subjonctif avec les expressions « Il faut que… », « Il faudrait que… », « Je veux / voudrais que… », « Ce serait bien que… », etc.
Et voici une bonne nouvelle : si le sujet est le même dans la phrase, on n’a pas besoin du subjonctif. Par exemple, on ne dit pas « Je voudrais que j’aille au cinéma » mais « Je voudrais aller au cinéma ». On utilise dans ce cas l’infinitif. Un autre exemple : on ne dit pas « Je souhaite que je m’améliore en français » mais « Je souhaite m’améliorer en français » (avec l’infinitif). « S’améliorer » ou « m’améliorer », ça veut dire « devenir meilleur ». Je souhaite m’améliorer en français = je souhaite faire des progrès. Et pour l’expression d’obligation « Il faut », si on fait une généralité, si on ne parle pas de quelque chose de personnel, on utilise l’infinitif. Par exemple, on dit « Quand on est enfant, il faut aller à l’école » ou « Quand on travaille, quand on gagne de l’argent, il faut payer des taxes et des impôts ». C’est la même chose, c’est obligatoire pour tout le monde donc on utilise l’infinitif pour faire une généralité. Au contraire, si vous voulez dire quelque chose qui concerne seulement vous, il faut que vous utilisiez le subjonctif. Par exemple, ne dites pas : « Demain, c’est dimanche mais il faut travailler ». Non, pas tout le monde, donc il faut dire « Il faut que je travaille », avec le verbe au subjonctif. J’espère que vous comprenez bien. Tiens ! Voilà une exception : avec le verbe « espérer », on n’utilise généralement pas le subjonctif mais l’indicatif. On ne dit pas « J’espère que vous soyez en bonne santé » mais « J’espère que vous êtes / serez (au futur simple) en bonne santé ».
Bien, faisons une petite pause avec la grammaire car je pense que le subjonctif vous a déjà fatigué(e)s. Je vous en reparlerai plus longuement dans un autre épisode. Je ne veux pas que vous soyez trop fatigué(e)s aujourd’hui. Ah ! Encore du subjonctif, pardon ! J’aimerais vous parler des vœux qu’Emmanuel Macron a adressés aux Français lors du traditionnel discours du 31 décembre. Il a parlé moins longtemps que d’habitude — moins de dix minutes — et a notamment évoqué (= parlé de) la prochaine élection présidentielle de 2027, à laquelle il ne pourra pas participer, puisque la limite est fixée à deux mandats d’affilée (= à la suite). Aux États-Unis, le mandat présidentiel dure 4 ans. En France, le président est élu pour 5 ans. C’est ce qu’on appelle le « quinquennat », ce qui signifie « 5 ans ». Autrefois, en France, il durait 7 ans. C’était le « septennat » et c’était trop long ! C’est le président Jacques Chirac qui a fait réduire la durée du mandat présidentiel, en organisant un référendum en 2000. Merci M. Chirac ! Grâce à lui, Nicolas Sarkozy a été président pendant 5 ans au lieu de 7, ouf ! 😮💨 ; et Emmanuel Macron sera resté au pouvoir 10 ans au lieu de 14. Encore ouf ! C’est l’ancien président Mitterrand, qui détient le record avec 14 ans passés au pouvoir (de 1981 à 1995). Grâce à Jacques Chirac aussi, les garçons de ma génération, nés après 1978, n’ont pas dû faire le service militaire, qui était autrefois obligatoire. Et c’était long ! Ça a duré un an pour mon père, au début des années 1970. Pardon pour cette petite digression, je m’éloigne de mon sujet d’aujourd’hui. Bref, je ne vais pas vous répéter ce qu’Emmanuel Macron a dit dans son discours du Nouvel An à la télé, parce que c’est très ennuyeux. Mais si ça vous intéresse quand même, je vous mets les liens (the links) de la vidéo et d’un article du journal Le Monde dans la description de cet épisode.
Parlons maintenant un peu des bonnes résolutions. Attention à la prononciation : « résolution » (prononcé à la française), pas « resolution » (prononcé à l’anglaise). C’est comme « attention », « prononciation », « action », « passion », etc. Au fait, tous les mots qui finissent pas -tion ou -ssion sont féminins. Les mots qui finissent par -té aussi : « liberté », « égalité », « fraternité », etc. Je ferai un épisode sur le masculin et le féminin dans quelques semaines. Bref ! Est-ce que vous avez pris quelques bonnes résolutions pour cette année ? Essayez de le dire en français.
Par exemple, est-ce que vous avez décidé de faire un régime pour maigrir, pour perdre quelques kilos que vous avez pris pendant les fêtes de fin d’année, à cause de tous ces bons plats que vous avez mangés et/ou de l’alcool que vous avez bu ? Un régime, c’est une diète, c’est le fait de moins manger ou de manger des choses meilleures pour la santé, des légumes par exemple. On n’utilise pas beaucoup le mot « diète » en français, on préfère dire « régime ». On dit « je fais un régime pour perdre quelques kilos, pour maigrir ». On peut aussi parler de régime politique, mais c’est totalement différent, d’accord ? Est-ce que vous avez pris la bonne résolution de boire moins d’alcool et de manger plus sainement ? « Sainement », c’est l’adverbe qui vient de l’adjectif « sain ». Un aliment sain, c’est quelque chose qui est bon pour la santé, des légumes par exemple, comme j’ai dit. Au fait, vous avez remarqué ? Pour parler de résolutions, si on parle de quelque chose qu’on va faire soi-même, le verbe est à l’infinitif, pas au subjonctif. Pourquoi ? Je vous laisse un peu réfléchir… C’est parce qu’il y a seulement un sujet dans la phrase : « je ». Donc on ne dit pas « J’ai décidé que je ferai plus de sport et un régime » mais « J’ai décidé de faire plus de sport et un régime ». C’est plus facile à dire, non ?
Et est-ce que vous avez pris la résolution de faire un « Dry January » (un « janvier sec » si je traduis littéralement en français) ? Le « Dry January », c’est le fait de ne pas boire une seule goutte (= drop) d’alcool pendant tout le mois de janvier. J’en ai déjà parlé dans un épisode de janvier 2025. Moi, j’ai juste fait une « Dry week » (« une semaine sèche ») entre Noël et le Nouvel An, et je dois dire que ça m’a fait du bien, mais je ne sais pas si je pourrais tenir un mois complet ! J’aime trop le vin rouge, en bon français que je suis. Le « Dry January » est un mouvement à la mode depuis quelques années, et de plus en plus de gens relèvent ce défi. « Relever un défi », c’est accepter un challenge. En français aussi, on peut utiliser le mot anglais « challenge ». J’ai beaucoup d’admiration pour les gens qui relèvent le défi (= qui acceptent le challenge) de faire un marathon complet. Quel courage ! Moi, je préfère prendre le train, mais j’ai quand même du respect pour les gens sportifs comme ça. Bref, faites attention à votre santé en buvant moins d’alcool. Je me suis dit que vous seriez encore fatigué(e)s à cause de la fête du réveillon du Nouvel An donc j’ai attendu deux jours après le 1er janvier pour diffuser ce nouvel épisode. J’espère que vous n’avez plus la « gueule de bois » à cause de l’alcool.
J’espère aussi que vous n’avez pas été victime d’une crise de foie, que vous n’avez pas eu mal au ventre à cause de toute la nourriture grasse que vous avez mangée pendant les fêtes de fin d’année : foie gras, viande rouge, bûche de Noël et autres desserts traditionnels, chocolat au lait, etc. « Avoir la gueule de bois », c’est une expression familière et un peu vulgaire. Cependant, c’est comme ça qu’on traduit en français l’expression anglaise « to have a hangover », et les Français le disent souvent (« Ah ! J’ai la gueule de bois… » 😵) Si vous voulez être plus poli, dites « J’ai un peu trop bu hier soir et je suis fatigué(e) ». Mais alors, on vous répondra peut-être « Ah ! D’accord. Tu as la gueule de bois, quoi ! ». Je répète, la « gueule », familièrement, c’est le visage (P-S : c’est un mot qu’on utilise normalement pour les animaux mais pas pour les humains). Et du bois, c’est une matière qui vient des arbres (« wood » en anglais). Le personnage Pinocchio est un petit garçon en bois. Il a littéralement « la gueule de bois », mais en ce qui le concerne, ce n’est pas à cause de l’alcool.
Pour finir, je voudrais vous parler encore un peu de grammaire et vous expliquer brièvement, parce que cet épisode comence à être un peu long, comment utiliser le pronom « en ». Dans l’épisode gratuit, j’ai dit : « J’avoue que personnellement, je n’ai pas respecté beaucoup de résolutions que j’avais prises… comme chaque année ! Je crois qu’il vaut mieux que j’arrête d’en prendre, que j’arrête de prendre de(s) bonnes résolutions, parce que je les abandonne rapidement. ». « Il vaut mieux que j’arrête d’EN prendre ». « d’en » = DE + EN. Et le pronom « en » remplace « DES résolutions ». Le pronom EN remplace « un », « une », « des », « du », « de la » et aussi « de » (juste « de »). Par exemple, à la question « Tu prends de bonnes résolutions chaque année ? », on peut répondre « Oui, j’en prends » ou « Non, je n’en prends pas / plus ». Voici quelques autres exemples : « - Vous voulez du vin ? - Oui, j’en veux / Non, je n’en veux pas, merci. », « - Tu fais de la gymnastique ? Oui, j’en fais / Non, je n’en fais pas », « - Tu as une voiture ? - Oui, j’en ai une (avec une liaison) / Non, je n’en ai pas », « - Vous avez des enfants ? - Oui, j’en ai deux / Non, je n’en ai pas. » (avec encore la liaison), etc.
Mais attention, si vous parlez de quelque chose de défini ou d’unique, il faut utiliser un autre pronom : « le / la / les ». Par exemple : « - Vous connaissez la femme de Paul ? - Oui, je la connais / Non, je ne la connais pas. » (ce n’est pas « j’en connais », Paul n’a pas plusieurs femmes, il en a seulement une !). Un autre exemple : « - Vous avez vu le dernier film de Spielberg ? - Oui, je l’ai vu / Non, je ne l’ai pas encore vu ». Un dernier exemple : « « Où est-ce que tu as acheté ces chaussures ? - Je les ai achetées aux Galeries Lafayette », etc.
Au fait, j’ai dit « Je crois qu’il vaut mieux que j’arrête d’en prendre, que j’arrête de prendre de(s) bonnes résolutions, parce que je les abandonne rapidement. ». Vous vous demandez peut-être pourquoi j’ai dit « je LES abandonne » et pas « j’EN abandonne ». C’est parce que je parlais des résolutions que j’ai prises, et dans ce cas, c’est défini, spécial. Par exemple, on dit : « J’ai acheté des chaussures. Je les ai achetées aux Galeries Lafayette. ». À partir du moment où on parle d’un objet, il devient connu et défini. C’est pour cette raison qu’on dit « je LES ai achetées ». Ce ne sont pas n’importe quelles chaussures (« not just any shoes »), ce sont CES nouvelles chaussures ! Si vous dites « j’en ai acheté », il y a une notion de nombre (« j’en ai acheté deux paires, trois paires, quatre paires… »), mais là c’est différent, c’est juste CES chaussures donc « je LES ai achetées ».
Bien, j’espère que vous avez compris. Je vais m’arrêter là car ça commence à être long et je pense que vous en avez assez (= you had enough) d’entendre parler de grammaire. Dans les prochaines semaines et les prochains mois, je ferai d’autres épisodes sur les pronoms et le subjonctif. Merci beaucoup de m’avoir écouté. Et encore merci de vous être abonné(e)s. Bon week-end et à la semaine prochaine !